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Nous voulons du travail : qu'ils disaient

"Travaillez, travaillez, prolétaires, pour agrandir la fortune sociale et vos misères individuelles, travaillez, travaillez, pour que, devenant plus pauvres, vous avez plus de raisons de travailler et d'être misérables. Telle est la loi inexorable de la production capitaliste. Parce que, prêtant l'oreille aux fallacieuses paroles des économistes, les prolétaires se sont livrés corps et âme au vice du travail, ils précipitent la société tout entière dans ces crises industrielles de surproduction qui convulsent l'organisme social. Alors, parce qu'il y a pléthore de marchandises et pénurie d'acheteurs, les ateliers se ferment et la faim cingle les populations ouvrières de son fouet aux mille lanières. Les prolétaires, abrutis par le dogme du travail, ne comprenant pas que le surtravail qu'ils se sont infligé pendant le temps de prétendue prospérité est la cause de leur misère présente, au lieu de courir au grenier à blé et de crier: "Nous avons faim et nous voulons manger ! ... Vrai, nous n'avons pas un rouge liard, mais tout gueux que nous sommes, c'est nous cependant qui avons moissonné le blé et vendangé le raisin..." (P.Lafargue)

Mais les gens sont trop cons : a leurs problèmes, il suffit de leurs apporter quelques réponses et ils se tiennent tranquilles, sans comprendre que ces prétendues réponses ne font que tuer dans l'oeuf la source-même de leurs problèmes et de leurs questionnements. Au lieu de sortir dans la rue et d'agir, ils se contentent d'écouter ce que leurs disent les médias, sans même voir que ces derniers sont eux-mêmes les tenants du système dont ils ont à souffrir.
 Et quand il leurs arrivent de sortir dans la rue, ce n'est pas même pour réclamer ce qui leurs est dû, mais toujours et encore pour suivre les indications idéologiques fournies par d'autres en raison d'idées et non pour la satisfaction légitime de leurs propres et seuls besoins véritables.
 "Que faire ?" : cette question-là, ils ne veulent pas l'entendre. Ce qu'ils recherchent ce sont des réponses, les empêchant d'agir par eux-mêmes, en suivant ceux qui sont censés détenir la solution à tous leurs problèmes."Fait comme tu le sens" est une expression à la mode, mais lorsqu'il s'agit de le faire véritablement, on se risque alors à devenir le bouc émissaire de tous ceux, et ils sont légions, pour qui rien ne saurait être fait sans une justification. C'est pourquoi je vous dis que pour ma part, je m'accorde le privilège de vivre et d'agir sans même ressentir la nécessité d'en fournir le moindre justificatif : telle est mon sens de la liberté-vraie.

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